Environnement
Le mycélium sous contrôle : quand la mairie s’approprie le sous-sol

À première vue, la méthode semblait irréprochable. Depuis quelques années, les municipalités ont confié la détoxification des sols urbains à des souches de champignons mycéliens. Une solution biologique pour éliminer les métaux lourds et les résidus d’hydrocarbures accumulés sous nos pieds.
Mais derrière la promesse d’une ville propre, une autre réalité s’installe. Les réseaux mycéliens ne se contentent plus de nettoyer la terre : ils cartographient désormais le sous-sol métropolitain. Chaque îlot urbain est sous surveillance fongique, mesurant au passage les rejets domestiques et industriels de chaque parcelle.
Pour les propriétaires et les petits commerçants, cette bio-épuration a un coût. Les données récoltées par les champignons municipaux servent à évaluer la toxicité historique des terrains. Résultat : une nouvelle grille de taxes foncières, indexée sur la pollution passée, qui pousse un peu plus les habitants modestes hors des centres-villes.
Les informations présentées ne doivent en aucun cas être interprétées comme des prédictions, des conseils ou des faits établis.


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