Sports
Glisse sous verrière : le ski rationné des beaux quartiers

En 2050, la neige naturelle n’est plus qu’un souvenir. Pour maintenir une industrie du ski moribonde, les stations se sont retranchées sous des dômes hermétiques. On y skie désormais sur une poudreuse synthétique, fabriquée à partir d’eau recyclée et refroidie par des champs de panneaux solaires qui s’étendent à perte de vue dans les vallées asséchées.
Cette prouesse technique a un coût. L’accès à ces couloirs réfrigérés est devenu un produit de luxe, réservé à une élite capable de s’acquitter des taxes carbone et des tarifs d’entrée. Pour la majorité des citoyens, la montagne est devenue inaccessible, remplacée par des images de synthèse diffusées sur écrans géants.
Pendant que les canons à polymères tournent à plein régime pour maintenir une sous-couche artificielle, les nappes phréatiques locales continuent de s’épuiser. Le ski de 2050 n’est plus un sport de plein air, mais un parc d’attractions aseptisé, témoin glacial d’un environnement sacrifié pour le divertissement des nantis.
Les informations présentées ne doivent en aucun cas être interprétées comme des prédictions, des conseils ou des faits établis.


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